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Photographie


alternatetext Un cliché dans un calendrier Nirvana pose problème…

Une société distributrice ne peut se réclamer d’une totale irresponsabilité vis-à-vis d’une œuvre contrefaisante qu’elle commercialise au motif qu’elle n’en est pas l’éditeur. Voilà une solution bien connue du droit d’auteur, réaffirmée par le TGI de Paris le 28 mai 2009. Youri Lenquette, photographe professionnel, a assigné les sociétés Reflets, Fnac et Virgin stores sur le fondement de la contrefaçon d’un de ses clichés représentant le groupe Nirvana avec le chanteur Kurt Cobain – photo connue des fans – le canon d’une mitraillette-jouet dans la bouche. Le photographe reprochait aux trois sociétés d’avoir commercialisé un calendrier pour l’année 2007 reproduisant cette photographie, sans son accord. Pour leur défense, les sociétés faisaient valoir qu’elles n’étaient que distributrices et non éditrices de la photo. En réalité, les distributeurs faisaient remarquer aux juges qu’il était techniquement bien difficile de contrôler les droits d’auteur de chaque photo de chaque calendrier vendu par eux… L’argument n’a pas convaincu pas les juges. La contrefaçon est bien caractérisée. Néanmoins, la réparation se limitera à celle du préjudice « moral », les juges faisant remarquer (avec bon sens ou non, à vous de voir) que le photographe ne peut se plaindre d’un gain manqué sur la commercialisation d’une photo à laquelle il s’est toujours opposé…By Michèle

Décision : TGI Paris, 28 mai 2009, RG n° 09/00833.
Mots-clés : DISTRIBUTION – RESPONSABILITE – CONTREFACON


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