Promotion d'un roman :
l'éditeur doit faire de son
mieux...
Il n’est pas rare qu’un
écrivain reproche, en justice, à son
éditeur de ne pas faire de son mieux pour
promouvoir l’œuvre publiée. Ici,
l’écrivain était, de profession,
journaliste et, ayant grandement concouru
à la diffusion de son livre par le jeu de
ses nombreux contacts, elle avait le
sentiment que son éditeur n’avait pas
fait son travail. « L’éditeur », nous dit
la loi, « est tenu d’assurer à l’oeuvre
une exploitation permanente et suivie et
une diffusion commerciale, conformément
aux usages de la profession.». Voilà de
quoi laisser songeurs… Pour les juges,
ayant fait de son mieux pour promouvoir
l’ouvrage, l’éditeur n’a pas manqué à son
obligation de promotion. Ils relèvent que
:
- l’ouvrage a été imprimé à 3000 exemplaires au
premier tirage (soit 500 de plus de ce qui
était prévu dans le contrat) ;
- 50 exemplaires ont été attribués au diffuseur
et distributeur aux fins de promotion
- 50 exemplaires ont été adressés à des
librairies avant la parution ;
- 1026 exemplaires ont été mis à l’office dans
422 librairies sises sur le territoire français
dès la parution du roman ;
- 300 exemplaires ont été distribués à titre
gratuit aux contacts presse ;
- 250 exemplaires ont été diffusés dans les
magasins Monoprix deux mois après parution ;
- le roman figure dans le catalogue de
l’éditeur ;
- l’ouvrage a été présenté aux prix littéraires
de deux journaux ;
L’énumération a été jugée suffisamment
convaincante... By
Boris
Décision : Cour d’appel de Paris, 25 juin 2008,
Juris-data n° 2008-368390
Mots-clés : EDITION LITTERAIRE – OBLIGATION DE
PROMOTION
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