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Cinéma & audiovisuel


alternatetext Laissez-la danser...!

Le TGI de Paris a dû, une fois encore, se pencher sur l'action en contrefaçon initiée par l'ancien costumier de la célèbre chanteuse DALIDA. Le costumier considère en effet n'avoir autorisé la reproduction et l'utilisation de ses créations que pour le spectacle que la chanteuse donna au Palais des Sports de Paris en 1980 et pour certaines émissions télévisées des époux Carpentier. Nulle autre autorisation n'avait été en effet contractuellement donnée, notamment pour une exploitation dans le cadre de DVD.
De nouveau, le TGI de Paris déboute le costumier au motif qu'il ne démontre pas l'originalité de ses costumes. Le Tribunal lui reproche en réalité son absence d'individualisation des créations et le fait qu'il ne démontre pas en quoi chacune d'elles traduirait un parti pris esthétique révélant l'empreinte de sa personnalité. Ce que le Tribunal sanctionne donc, c'est l'impéritie du demandeur… et c'est bien regrettable. Quelle sera la solution retenue lorsque de telles demandes seront étayées et argumentées ? L'on ne peut que déplorer que le Tribunal n'ait pas choisi de se prononcer sur l'application au cas d'espèce de la théorie de l'accessoire (les robes n'étant utilisées dans le cadre des images en cause qu'en qualité d'accessoires -indissociables pour le coup- du sujet principal qu'est Dalida) pourtant largement développée par les défendeurs.
Cette décision aurait pu être fondamentale pour la production audiovisuelle. Elle n'aura finalement que la pâle saveur d'un chewing-gum trop longtemps mâchonné.. By Audrey

Décision : TGI Paris, 3e Ch., 2e Sect., 10 avril 2009, RG 06/09199.
Mots-clés : DROITS D'AUTEUR - DALIDA - DÉFAUT D'ORIGINALITÉ (OUI).


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