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Arts plastiques


alternatetext Quelle qualité pour quelle action ?

Une société avait acquis auprès de l'ADAGP (société française de gestion collective des droits d'auteur dans les arts visuels) l'autorisation de reproduire une toile de KANDINSKY, non encore tombée dans le domaine public, sur des foulards en soie en vue de leur commercialisation. Forte de cette autorisation, elle décide d'attaquer en contrefaçon une autre société qui, sous couvert de relations contractuelles antérieures avec elle pour la fabrication desdits foulards "Kandinskyens", avait pris la liberté de poursuivre cette fabrication après la rupture de leurs relations commerciales, et partant, sans autorisation d'aucune sorte. Si la Cour d'appel de Lyon ne retient que la contrefaçon, largement avérée en l'espèce, la Cour de cassation décide pour sa part de casser l'arrêt de la Cour d'appel aux motifs que la simple autorisation de reproduire l'œuvre dont se prévaut la société intentant l'action en contrefaçon ne l'investit nullement des droits d'auteur sur cette oeuvre, et ne lui donne donc pas à ce titre "qualité à agir" dans ce cadre. Acquérir des droits d'exploitation sur une œuvre ne permettrait-il donc plus d'agir en contrefaçon en vue de leur préservation ?? By Audrey

Décision : Cour de Cassation, 22 janvier 2009, pourvoi n° 07-21.498
Mots-clés : DROITS D'AUTEUR – AUTORISATION DE REPRODUCTION – QUALITE A AGIR EN CONTREFACON (NON)


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